AccorHotels- vecteur de richesse-Etude

AccorHotels- vecteur de richesse-Etude

L’ opérateur hôtelier AccorHotels a publié récemment une empreinte socio-économique mondiale. Objectif : quantifier et analyser les retombées de ses activités dans les économies mondiale et locale. DécryptagePHOTO

Par Houmi Ahamed-Mikidache

A l’origine de la création de 880 000 emplois, le groupe AccorHotels contribue à hauteur de plus de 22 milliards d’euros au PIB mondial, soit l’équivalent d’un pays comme Chypre, souligne l’étude du groupe, publiée à la mi-janvier. La création d’un emploi au sein d’ AccorHotels permet de soutenir 4,1 autres emplois à travers le monde. L’Empreinte socio-économique du Groupe AccorHotels porte sur 15 pays. Mais, AccorHotels est implanté dans 92 pays, et il soutient l’emploi partout dans le monde, y compris hors de ses territoires d’implantation, de par l’impact des retombées via les chaînes de fournisseurs, précise l’étude. 700 000 emplois indirects et induits supplémentaires ont été créés ou maintenus à travers le monde, dans trois principaux secteurs : les services aux entreprises (blanchisserie, nettoyage, sécurité), l’agriculture (découlant de l’activité de restauration) et les services publics (éducation, santé, transports). Selon les analystes, les retombées économiques sont ressenties localement dans les pays où le Groupe est implanté. 70% des impacts en terme d’emplois et 83% d’impacts en terme de PIB sont produits dans les 15 pays. Ainsi, la France, l’Allemagne, l’Australie, la Grande Bretagne et le Brésil sont les principaux bénéficiaires. Mais, l’étude révèle que les pays émergents comme l’Inde ne sont pas en reste. Même si AccorHotels y est plus modérément implanté, le groupe contribue à hauteur de 90% du PIB.

Ancrage des emplois

L’étude révèle que la Chine, le Brésil, l’Indonésie, la Thaïlande et l’Inde offrent un marché de l’emploi très vaste, en terme de volume de la population, de flexibilité du marché de l’emploi et des niveaux de salaires relativement moins élevés qu’en Europe. Il y a dans ces pays beaucoup plus d’emplois indirects et induits (locaux principalement) que d’emplois directs. Ainsi en Inde, AccorHotels contribue à 43 millions d’euros du PIB de façon directe, 32 millions d’euros du PIB de façon indirecte et 45 millions d’euros du PIB sont induits. Au total, 97% des emplois soutenus sont ancrés au niveau local, soit 27100 emplois, pour un PIB généré de 121 millions d’euros. La France, l’Australie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont les pays où l’ancrage local est le plus faible. D’après l’étude, les facteurs économiques régionaux ( la consommation des ménages européens faisant appel à des produits fabriqués hors d’Europe) ou géographique expliquerait ce faible ancrage local. L’Italie, l’Espagne, la Suisse, la Belgique, la Russie, et la Pologne, sont, selon l’étude, classés parmi les pays intermédiaires. Toutefois, ces derniers disposent d’un ancrage local élevé, souvent supérieur à 60% , avec un coefficient multiplicateur d’emplois à forte variance, indique l’Empreinte. rapport.

AccorHotels France, leader de l’emploi

D’après le rapport, les activités du groupe Accor Hotels en France génère la création ou le maintien de 131 000 emplois dans le monde. Cela représente près de 15% de la totalité des emplois soutenus à travers le monde. Avec 1 500 hôtels et environ 34 000 employés directs, AccorHotels France soutient 40 000 emplois induits et indirects. Mais,en Chine, AccorHotel soutient également de nombreux emplois, soit plus de 126 000 emplois au total dans le monde, qui représentent plus de six fois le nombre d’employés directs du groupe en Chine. Selon l’étude, la Chine est le second pays, après la France, disposant du plus important nombre d’employés sous enseigne AccorHotels. Les salaires et taxes liés à ces emplois sont une des raisons de la création ou le maintien d’emploi dans ce pays. Ils encouragent l’activité économique, précise l’étude. AccorHotel a aussi permis la création de 67 000 emplois au Brésil, 59 100 emplois en Australie. La Thaïlande, l’Indonésie, le Royaume Uni et l’Allemagne sont les quatre pays ou la création d’emplois varie entre 40 000 et 50 000 postes. Mais, ce soutien dépend aussi du profil des pays et du montant nécessaire pour soutenir un emploi à plein temps sur une année, indique l’étude.

Quid de la fiscalité

Sur les 880 000 emplois soutenus, 186 000 postes sont destinés à la restauration et à l’hôtellerie, 167000 postes aux services des entreprises et aux services financiers, 82 000 postes à l’éducation et à la santé, 45 000 à l’administration publique, 83 000 postes sont consacrés à l’agriculture. Près de 20% du total des emplois soutenus dans le monde par le groupe AccorHotels sont générés par les dépenses publiques issues des taxes et impôts perçus sur l’activité directe du groupe ou sur les activités stimulées par le groupe par le biais de sa chaîne de fournisseurs, et indirectement par des ménages et des dépenses des administrations publiques, précise l’Empreinte. Mais, l”étude révèle que la contribution fiscale devrait être beaucoup plus importante. Les analystes n’ont pas pris en compte les impacts directs sur la fiscalité, ainsi que les charges sociales dont la définition et l’utilisation est différente selon les pays.

Méthodologie

La première empreinte socio-économique du groupe AccorHotels s’est basée sur les résultats du Groupe, sur des fichiers de gestion internes issus des pays ou des Directions concernés. Les analyses se sont appuyés, entre autres, sur la fiscalité, les ressources humaines. L’empreinte socio-économique a été calculée sur la base de 80% du chiffre d’affaires global des hôtels du Groupe. Un chiffre d’affaire s’élevant à plus de 12 Millions en 2013, et un calcul sur 10 millions d’Euros. Confiée au cabinet Utopies, spécialiste de la modélisation, et de l’étude d’impact indirect et induit dans 186 pays, l’Empreinte a été auditée et validée par un cabinet indépendant, le cabinet EY. Cette étude s’est intéressée aux 3600 hôtels, aux dépenses, salaires et fiscalité liée aux activités du groupe, sans tenir compte des dépenses des clients hébergés, précise le communiqué issu du rapport.

Author: houmi

I’ve started my career as a student in journalism in South Africa in 2001 at Rhodes University in Grahamstown ( Eastern Cape). With a bachelor degree in Communication and Information obtained in France, my native country, I’ve decided to learn investigative journalism in South Africa. So I followed a one year intensive course, studiying journalism specialized on TV, but also Writing and Editing and New Media. During my studies, I followed two internships in Johannesburg. One with Business Day ,a well known South African economic media and the other with Agence France Presse (AFP).

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